Conciliation travail-famille : le cadeau empoisonné du téléphone intelligent

La nouvelle était presque partout la semaine dernière: 4 personnes sur 5 font du surtemps impayé à la maison. Ça vous étonne? Moi pas. Je suis passée par là. Mais est-ce vraiment de la faute des téléphones intelligents? Internet et les ordinateurs portables ne pourraient pas y être pour quelque chose aussi?

Depuis que j’ai un cellulaire, je me bats contre cette idée que je devrais être joignable en tout temps. Personnellement, je trouve qu’il n’y a rien de plus faux. Il en va de même pour le travail. Ceux qui travaillent à la maison, que ce soit sur un téléphone intelligent ou un portable, vous diront qu’il y a du travail qui doit être fait. Soit! Mais êtes-vous en train de sauver le monde? D’arrêter une guerre? De trouver un remède contre le cancer? Si la réponse à toutes ces questions est non, mon expérience me dit que ça peut attendre.

Cette obsession du travail vient à mon avis principalement d’un désir d’être irremplaçable. Mauvaise nouvelle : même avec tout ce surtemps impayé, personne n’est irremplaçable. Et on créé soi-même un cercle vicieux dans lequel notre employeur croit que nous devons abattre une certaine quantité de travail pour un même montant. Ce cercle vicieux est d’autant plus vicieux qu’il ne nous donne certainement pas le sentiment d’accomplissement mais plutôt d’esclavage. La route vers l’épuisement professionnel et le burnout est bien courte.

Je connais bien ce cercle vicieux. J’y ai mis une fois les pieds. Quelques mois. Plus jamais… Parce que ma santé vaut plus que ça. Parce que mes enfants valent plus que ça. Il ne seront bientôt plus des enfants et cette période ne reviendra plus jamais. Ma vie non plus ne reviendra plus jamais et je refuse de la donner à un employeur.

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